Mise en place d’un réseau d’initiatives maraîchères afin de documenter le contexte technique, social et économique de ce type de production au nord du 49e parallèle Date de parution : juillet 2026 Domaine(s) d’intervention : Cultures maraîchères Catégorie(s) de publication : 3. Rapports de recherche Plusieurs projets de maraîchage communautaire et commercial ont émergé au cours des dernières années dans le territoire nordique québécois (TNQ). Ces initiatives contribuent au développement d’un système alimentaire local, mais leur pérennité demeure un défi en raison de contraintes économiques, sociales et techniques. En plus des enjeux communs de la production maraîchère sur petite surface au sud du 49e parallèle - marges de profit limitées pour plusieurs, accès à la main-d’œuvre, changements climatiques, maladies et ravageurs - les producteurs du TNQ doivent composer avec des conditions propres à leur région, dont des sols souvent peu propices, un accès restreint aux intrants et un contexte climatique particulier. Dans ce contexte, un projet financé par le Fonds d’initiatives nordiques et ID Manic (2024-2026) a permis de mettre en place un réseau regroupant six initiatives maraîchères. L’objectif général était de structurer la collecte de données techniques, économiques et sociales afin de mieux documenter les conditions de production au nord du 49e parallèle. Le projet a aussi permis de créer un espace d’échange entre les initiatives participantes, de documenter leurs pratiques et d’identifier des priorités communes, tout en amorçant l’expérimentation de pratiques adaptées. À moyen terme, cette démarche vise à soutenir l’élaboration d’outils de référence, notamment un guide de maraîchage biologique adapté au contexte nordique. Pour le volet technique, les travaux réalisés en 2024 ont permis de caractériser les conditions climatiques et les propriétés chimiques des sols des fermes participantes, en plus de documenter la régie de culture et les jours à maturité de cinq cultures (mesclun, zucchini, brocoli, carotte, betterave). En 2025, les efforts ont porté sur l’évaluation de méthodes de forçage climatique (couvertures flottantes P19 et P30, tunnels chenille) et leurs effets sur le microclimat, la productivité et la précocité des cultures. Le projet visait également à mieux comprendre les réalités sociales et économiques du secteur. Il traitait avec les entreprises participantes des sujets tels que la formation, la gestion, le financement, la productivité, la rentabilité des cultures, ainsi que la commercialisation. À noter que le volet économique aborde la rentabilité sans inclure d’analyse technico-économique complète, ni de profil de marché régional. Il vise plutôt à cerner les besoins des entreprises et à identifier des pistes d’amélioration. Réalisé par le Centre d’expertise et de transfert en agriculture biologique et de proximité (CETAB+) et le Centre d’innovation sociale en agriculture (CISA) du Cégep de Victoriaville, à la demande de la Coopérative de solidarité Gaïa entre novembre 2024 et mars 2026, ce projet constitue une première étape vers une meilleure compréhension des réalités du maraîchage nordique. Le présent rapport en synthétise les principaux résultats, en abordant d’abord les aspects techniques, puis les dimensions sociales et économiques. Télécharger la publication Chercheur(s) Charlotte Giard-Laliberté Agronome, M.Sc. Voir la fiche Projet(s) de recherche associé(s) Mise en place d’un réseau d’initiatives maraîchères afin de documenter le contexte technique, social et économique de ce type de production au nord du 49e parallèle PartagezFacebookTwitter